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1/3 Lb Frisco Thickburger

Le futur burger de notre carte

À l’occasion d’un voyage en Floride en février 2019, je me retrouve, un peu par le hasard de la disponibilité des chambres pour la nuit, à venir dans la ville de Chiefland. On passera sur l’intérêt touristique de la ville, qui ressemble à tellement d’autres villes nord-américaines, c’est à dire une longue ligne droite bordée d’un supermarché, de 2 ou 3 motels autant de stations-services/general store et de fast-foods.

Je prends mes quartiers au motel et, tiens, que vois-je de l’autre côté de la route ? Un restaurant Hardee’s. Bon, j’ai trouvé mon repas du soir. Je connais un peu la chaîne, par sa réputation dans la communauté des burgerers, même si je ne suis plus tellement sûr d’y être déjà allé. Cependant, je sais où je vais, et je pars avec un a priori positif. Impression qui se confirme arrivé au comptoir à la lecture des menus : en effet, on me parle ici de steak Black Angus, de thickburger (comprenez « épais »), de charbroiled (comprenez « cuit à la flamme », façon Burger King) et d’une carte de recettes classiques, sans prise de risques.

Ah mais non, minute ! Il y en a un qui détonne au milieu de tout ça, surtout ici, (loin du pays du fromage), et dont le visuel m’est plutôt familier. Ce burger-là, c’est le Frisco, et à l’œil on jurerait un Quick’N Toast. Aussitôt mon choix de commande est fait, pour un duel transatlantique : la copie contre l’original. Enfin, j’avoue ne pas savoir qui des deux est l’original, mais mon chauvinisme va à Quick (même si, oui, je sais, Quick c’est belge…). Et puis, je l’avoue, j’avais lu la chronique de bix et son 17/20, alors je suis en zone de sûreté. J’ajoute un Bacon Cheeseburger, des frites cheddar bacon et un grand Powerade bleu, et me voilà prêt à traverser la route pour décortiquer tout ça devant un match de basket.

Soulagé de 8,99 dollars (en petit menu), c’est avec enthousiasme que je sors la belle boîte noire à l’étoile jaune du sac et, première bonne impression, ça pèse son poids. Je l’ouvre aussitôt, et il est là, dans son papier, prêt à être disséqué. Je soulève le bun et, ma parole, c’est vraiment un Quick’N Toast : deux tranches de tomates, une belle mayo et une tranche de Swiss Cheese sur le steak (d’ailleurs, au départ, je pensais plus a du Pepperjack Cheese, pour le poivre, mais le site officiel m’a confirmé que non). Sous le steak, qui est un beau morceau tant il dépasse de chaque bord du burger, on trouve encore de la mayo, avec une nouvelle tranche de Swiss Cheese et deux belles tranches de bacon (je note que tomates et bacon sont inversés par rapport au visuel, comme quoi ils s’inspirent vraiment de Quick…). C’est donc plutôt avec une belle confiance, étant fan de la recette originale (comprenez française) que j’attaque ce burger.

Au premier croc, j’ai failli faire un bond : Oh mon dieu, c’est vraiment un Quick’N Toast. Sur le moment, j’y ai vraiment cru. Alors peut-être voulais-je tellement y croire aussi, façon madeleine de Proust. Mais les crocs passent et je revois mon jugement : le Frisco parvient à trouver son propre caractère, et quelque part c’est tant mieux. Le pain est nettement plus brioché et bien plus huilé, mes doigts sont vite gras, presque beurrés, mais puisque le gras c’est la vie, je ne vais pas me plaindre.

En continuant la dégustation, la sauce aussi trouve sa place. On n’est pas sur la sauce au poivre du voisin belge, plutôt sur une mayonnaise assez classique, mais pas neutre pour autant. J’ai sincèrement l’impression qu’elle pique un peu (peut-être l’effet placebo ?).

L’ensemble me plaît vraiment bien : on sent qu’on est sur un bon steak (même si trop cuit pour le coup selon moi), le bon goût de viande cuit à la flamme y est, le bacon est croustillant à souhait, et si vous ajoutez à ça le double Swiss Cheese, c’est un plaisir qui glisse tout seul. C’est gras (je refuse de regarder le taux de lipides), sans doute même trop pour certains je pense, mais pour moi c’est top. Cependant j’ai un doute : si je devais en enchaîner deux de suite, je ne sais pas si je tiendrais.

Le burger fini je suis ravi. Certes ce n’est pas son concurrent européen, mais il sait trouver son identité propre et il tombe juste. Si je mets 18/20 à la version cocorico, celui-ci mérite un beau 17/20. J’ai vraiment été surpris et, en plus, à ce prix-là c’est tout bon.

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